Date de parution : 12 février 2008
Étiquette : Analekta
Numéro de catalogue : AN 2 9278
Drei Klavierstücke de Schubert, Études-tableaux opus 39 de Rachmaninov : Deux entités en apparence disparates mais preuves éclatantes du génie pur des compositeurs, deux recueils poétiques trop souvent négligés par les pianistes, deux oeuvres d’exception qu’Alain Lefèvre porte en lui depuis plus d’une vingtaine d’années. Drei Klavierstücke, pièces pour piano intensément lyriques et poétiques, témoignent de la grande maturité de Schubert. Les Études-tableaux opus 39 se veulent quant à elles de petits poèmes symphoniques pour piano finement ciselés, miroirs de l’âme tourmentée de Rachmaninov. Chaque pièce est abordée par Lefèvre comme un tableau, une histoire.
Lefèvre orfèvre
Alain Lefèvre sait quoi faire des œuvres du compositeur russe Rachmaninov, souvent qualifié de « dernier grand romantique ». Elles exigent une sonorité puissante et de la virtuosité, mais aussi la capacité de naviguer entre fougue et poésie. Le pianiste montréalais, qui reprend ici l'essentiel du récital qu'il a donné au Festival de Lanaudière l'été dernier, exploite toute sa palette dans ces Études-tableaux évoquant tantôt une tempête (n* 1), tantôt les carillons de Moscou (n* 2), tantôt les grognements du loup menaçant le Petit Chaperon rouge (n* 6). Lefèvre éblouit et, surtout, émeut. Dans le deuxième Impromptu de Schubert, en particulier, il se fait orfèvre. Comme les deux pièces qui l'encadrent, ce petit chef-d'œuvre mariant la nostalgie, l'angoisse et une sérénité mélancolique fut composé au moment où Schubert savait sa fin prochaine. La reprise finale du thème, lumineuse et déchirante à la fois, est un moment de grâce absolue.
Véronique Robert, L’Actualité
« Technicien redoutable… Alain Lefèvre puise la musique derrière les notes. Une sonorité ample, chaleureuse, de la modération et surtout beaucoup d’intelligence dans un corpus qui demande beaucoup d’inspiration. » 5/5*****
Christophe Rodriguez, Le Journal de Montréal